La confiance en soi (2)

Les différentes causes qui font que le manque de confiance en soi s’installe

Le manque de confiance en soi n’est pas une caractéristique, mais une conséquence, une réaction face à un environnement ou une situation spécifique.

  • La souffrance de l’enfance.
    Tous les enfants ont besoin de sentir que leurs parents les aiment. Lorsqu’un enfant est humilié, dévalorisé, ou ignoré, il a tendance à culpabiliser. « Si j’étais différent, meilleur, je serais aimé ». « Si mes parents ne m’aiment pas c’est que je ne suis pas aimable, je ne suis pas bien ».
  • Lorsqu’une personne est exclue d’une communauté pour des raisons extérieures (licenciement, arrivée tardive au sein d’un groupe déjà constitué, retraite, etc…), il s’installe en quelques minutes un sentiment de dévalorisation
  • Le harcèlement moral en entreprise, une suite de remarques désobligeantes à l’école, en famille. La personne se sent coupable (il n’y a pas de fumée sans feu)
  • L’incompréhension de ses limites (dyslexie, moins rapide que les autres, handicap physique ou invisible, les surdoués) entraine la réprobation. Comment avoir confiance quand on n’y arrive pas comme les autres ?
    Lorsque l’enfant se sent soutenu, encouragé, accompagné avec amour, il se sent aimable au sens fort du terme. S’il est aimable, alors il peut s’aimer lui-même. La confiance se structure à l’aide de messages valorisants, positifs, est associée à la confirmation que nous avons été acceptés tels que nous sommes, reconnus aimables et donc susceptibles d’être aimés
  • Des échecs entrainent rapidement : « je ne vaux rien »
  • Un deuil avec la série des « j’aurais dû, j’aurais pu … »
  • L’interdit de réciprocité : quand le pouvoir de l’un est supérieur à celui de l’autre
  • Quand on doit obéir aux ordres, se conformer aux directives. Quand on est contraint et que les finalités de nos actes sont définies par d’autres, notre confiance s’effrite.
    Le manque de confiance en soi est proportionnel à l’absence de pouvoir sur soi.
  • La dépendance à la cigarette, à l’alcool, à l’autre, enferme dans le manque de confiance.
    La confiance en soi donne de l’autonomie et l’autonomie confère de la confiance en soi.
  • Les attributions
    Un enfant à tendance à se conformer à ce que ses parents disent de lui. (ils m’ont créé, ils savent forcément mieux que moi qui je suis). Comment faire pour avoir de bons résultats quand on entend « tu n’es pas un matheux », au lieu de « tu as des difficultés en maths ».
    L’impact des dévalorisations, humiliations est important sur le manque de confiance en soi
  • Autres éléments impactant : les non-dits, les mensonges, les secrets, les comparaisons.
  • Nous sommes pétris d’interdits inconscients martelés par des lois socialement admises et nous n’avons pas toujours la liberté de laisser nos compétences s’épanouir.

 

Les mécanismes de défense

Mécanisme de défense Fonction dans le maintien du manque de confiance en soi
Évitement, retrait Échapper au risque d’échec
Déni Refuser d’admettre les problèmes
Projection Attribuer ses propres sentiments négatifs et difficultés aux autres
Fantasmes et rêveries Imaginer sa réussite au lieu de la construire
Rationalisation Refuser d’admettre les problèmes, mais leur attribuer des causes qui éviteront les remises en question
Compensation Fuir un sentiment d’infériorité en s’investissant dans d’autres domaines

 

Les boucles de la basse estime de soi

Actions rares → échec → on se dévalorise → estime de soi diminuée
Actions rares → réussite → on doute → estime de soi inchangée

Les boucles de la haute d’estime de soi

Actions fréquentes → échec → on relativise → estime de soi se maintient
Actions fréquentes → réussite → on se réjouit → estime de soi augmentée

 

Prendre conscience de l’origine ou des origines du manque de confiance et commencer à restaurer la confiance en soi.

La confiance de base ou de sécurité intérieure

confiance_2-3Il est bon de se sentir ancré dans son corps (à renforcer avec le toucher, le massage), en lien avec le petit enfant, en lui parlant, en lui disant qu’il a sa place dans la vie, qu’il est aimé. Respirer profondément en s’enracinant dans son corps. Se remplir de contacts physiques.

S’il s’agit de confiance en sa propre personne (jugement, sensation, émotions), apprendre à dire Non et ne plus être dans le « comme tu veux, ce qui te fait plaisir,… »

Exercice :
Allez dans un magasin, choisissez un objet, puis un autre, et finalement revenez au premier.
Au restaurant : demandez une autre garniture.
Si l’on vous demande quelque chose dites d’abord non, puis après réflexion donnez votre vraie réponse.

La confiance en ses compétences

confiance_2-6Personne ne possède toutes les compétences lorsqu’il démarre une nouvelle fonction… Dans quelque domaine que ce soit, les compétences s’acquièrent par l’activité et l’expérience. La question à se poser n’est pas : « ai-je les compétences », mais « puis-je développer telle ou telle compétence » ?
L’enfant constitue la confiance en ses compétences en pouvant tester, échouer et recommencer. Il a besoin d’encouragement et non de jugement. Il a besoin que l’on lui confie des responsabilités.

Acquérir de l’expertise dans le ou les domaines dans lesquels nous nous sentons qualifiés, et en renforçant nos compétences nous éprouvons du plaisir.

– Interrogez un ami, un proche : à quel moment, dans quel domaine me trouves-tu compétent ?
Noter les réponses sans jugement, et cela permet peut-être de découvrir des talents auxquels nous n’accordions pas d’importance.

– Listez vos actes :
Prendre une feuille et lister les actes où nous nous sentons défaillants avec une phrase explicative.
Prendre une autre feuille et lister les actes où nous nous sommes sentis capables en expliquant pourquoi.

Cela permet de mettre des nuances sur nos incompétences et de valoriser nos compétences.

La confiance relationnelle

confiance_2-7Si nous avons été élevés en entendant des phrases telles que « il ne faut pas déranger, il ne faut pas se faire remarquer, rien n’est jamais si bien fait que par soi-même », cela sous-entend que les autres sont dangereux Nos relations dans la fratrie ont une grand influence sur notre relationnel futur. Les hommes ont besoin les uns des autres. Il est normal de se demander ce que les autres pensent de soi. Comment devenir plus à l’aise ?

  • Accepter des invitations, se donner un objectif : je parle avec au moins une personne que je ne connais pas, je parle d’un reportage vu à la télévision.
  • Proposer un service ou demander un service.
  • Aller résolument vers une personne et lui adresser la parole. L’interlocuteur est alors valorisé par le lien qui se crée pour s’aider on peut utiliser une phrase sur ce qui se vit à ce moment là : ex : « Je trouve ces macarons délicieux ».
  • Prendre part à la conversation en regardant les autres dans les yeux
  • Serrer la main franchement et avec le sourire.

Plus nous parlons facilement, plus les gens nous paraissent familiers, et plus nous nous sentons à l’aise.

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