La confiance en soi

Définitions

L’estime de soi c’est la valeur que nous nous accordons consciemment ou inconsciemment, directement ou indirectement.
Elle correspond et permet de satisfaire le besoin de reconnaissance.
L’amour de soi c’est le sentiment positif que nos ressentons pour nous.
Il permet d’aimer et d’être aimé. Se porter de la bienveillance, être satisfait de soi.
La confiance en soi c’est le sentiment de sécurité intérieure que nous éprouvons vis-à-vis de nous.
Il correspond et permet de satisfaire le besoin de sécurité (vis-à-vis de l’extérieur, du futur, et de l’inconnu).

Termes

Avoir confiance en soi Croire en ses capacités à agir efficacement (anticipation de l’action)
Être content de soi Se satisfaire de ses actes (évaluation de l’action)
Être sûr de soi Prendre des décisions, persévérer dans ses choix. Ne pas douter de ses compétences, et points forts, quelque soit le contexte.
Amour-propre Avoir un sentiment très (trop) vif de sa dignité
Connaissance de soi Pouvoir se décrire et s’analyser de manière précise
Affirmation de soi Défendre ses points de vue et ses intérêts face aux autres
Acceptation de soi Intégrer ses qualités et ses défauts pour arriver à une image globalement bonne (ou acceptable) de soi
Croire en soi Supporter les traversées du désert, sans succès ou renforcements pour nourrir l’estime de soi . Être convaincu de pouvoir accéder à des objectifs élevés
Être fier de soi Augmenter son sentiment de valeur personnelle à la suite d’un succès.

 

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Être sûr de soi, cela sert à être mieux avec soi, avec les autres, à être heureux. A faire de meilleurs choix, de moins dépendre des autres, à être moins vulnérable aux critiques. Cela aide à avoir une vision positive des choses.

 

L’estime de soi a besoin continuellement d’être nourrie avec des évènements valorisants ; il est mieux de privilégier des défis que l’on peut gérer et qui seront gratifiants plutôt que ceux qui mettent en danger. Tout le monde a besoin d’être rassuré, cela devrait être la première règle d’éducation sentimentale.

 

Se faire confiance, c’est estimer que je suis quelqu’un d’assez fiable pour choisir des règles qui sont bonnes pour moi et pour m’y tenir, pour oser agir plus près de mes désirs.

 

 

La confiance est d’abord une affaire de sécurité intérieure acquise dans la petite enfance.
Pour restaurer la sécurité intérieure, il faut avancer progressivement, du plus simple au plus compliqué, ne pas se donner d’objectifs trop ambitieux, faire ce qui ne nous met pas en échec. Ne pas mettre la barre trop haute, se regarder avec tolérance, s’autoriser à se détendre malgré la peur de perdre le contrôle. Le perfectionnisme ne rassure pas. Agir, même modestement provoque et entretient la confiance en soi. Parfois il est bon de se lancer dans l’action sans attendre d’avoir confiance en soi, mais en mettant des objectifs réalistes. A travers l’expérience la confiance grandit.

Cette base ne fait pas tout, nous avons aussi notre part de responsabilité. Suis-je quelqu’un dont on aime avoir l’avis avant de prendre une décision ? Est-ce qu’on peut compter sur moi en cas de coup dur ? Ces preuves de confiance que l’on m’accorde et que je gagne tout au long de l’existence nourrissent ma confiance. La confiance en soi est un sentiment subjectif, c’est une représentation de soi-même par rapport à soi et aux autres.

Très souvent nous oscillons entre un sentiment de grande bassesse, et un très grand orgueil, et cela provient souvent d’une méconnaissance de soi (nos limites, nos capacités, nos besoins, nos aversions).
Chaque prise de conscience sur soi élargit le champ de la confiance en soi, mais aussi en l’autre. Plus je me connais, mieux je connais l’autre et moins je risque d’être déçu(e).

Selon Frédéric Fanget, psychothérapeute, le déficit de confiance en soi peut provenir de trois causes distinctes :

Imaginer une pyramide en trois parties :

  • le socle est constitué par l’estime de soi (la façon dont je considère ce que je vaux intrinsèquement),
  • la partie intermédiaire est la confiance en soi (mes compétences personnelles),
  • et la partie supérieure est l’affirmation de soi (mes compétences relationnelles).

Ainsi apprendre à faire confiance signifie développer la confiance en ses compétences, ses ressources intérieures, ses talents, et cela passe par le fait que l’on accepte de changer son regard sur ses actions et ses capacités.
Et pour cela il est nécessaire de commencer par un travail sur ses croyances :

  • La confiance en soi est une conquête permanente sur l’imprévisible de la vie. Il faut à la confiance des ancrages solides, des valeurs et des références auprès de personnes fiables.
  • La confiance en soi se ressource, s’embellit à tout moment. Elle s’amplifie quand nous acceptons d’entendre que nous avons plus de ressources que celles que nous avons déjà mises en œuvre, quand nous misons sur la dynamique de l’interaction entre soi et les autres.

confiance_en_soi_07N’hésitons pas à nous appuyer sur nos connaissances, nos certitudes pour entrer dans la créativité de l’instant. Développer des capacités qui stabilisent la confiance, apprendre à dire NON, agir en lien avec les autres pour éprouver du soutien, (utiliser ses ressources pour s’aider et ainsi éviter l’échec).

La force intérieure est la somme de nos ressources émotionnelles, cognitives et physiques. Pour qu’elle soit solide, il faut à la fois avoir été aimé, c’est-à-dire confronté dans l’assurance que l’on peut avoir confiance en soi et avoir traversé des épreuves, condition sine qua non pour avoir confiance dans notre capacité à faire face et à affronter des difficultés. Cette énergie intérieure est accessible à tous. Il faut se mettre à l’écoute de son corps, et de son imaginaire. Ainsi nous pourrons nous positionner de façon juste et prendre les bonnes décisions pour soi.

Pour avancer dans la vie nous devons dépasser la logique du tout ou rien : être le premier ou rien. La voie de la douceur est une bonne stratégie. Commençons par jouer 3 notes avant de devenir un concertiste. Nul besoin d’avoir confiance en soi pour effectuer des micro-pas. C’est ainsi que la puissance intérieure se construit : un pas après l’autre.

Nous vivons dans une société fâchée avec la fragilité, nous ne pouvons pas en permanence être dans la puissance. Quelqu’un qui aurait tendance à ne jamais aller mal s’autodétruit. Quand nous sommes « au taquet » en permanence beaucoup de choses nous échappent, la perception des autres, de notre environnement, notre capacité de réflexion est amoindrie.
C’est en ne jouant pas les gros bras que nous désactivons les peurs, les méfiances, et connaitre ses vulnérabilités permet de demander de l’aide.confiance_en_soi_08

Estime de soi ou image de soi : il a été montré que les personnes qui ont une basse estime d’elles- mêmes, ont davantage tendance à grignoter ou à trop manger. On sait aussi que le doute de soi peut les pousser à la boulimie. Cette importance du physique dans l’estime de soi provient d’une raison simple. De toutes les compétences qui alimentent l’estime de soi, l’aspect physique est la plus immédiate, celle qui dépend le moins du contexte. Pour montrer ses compétences scolaires, il faut des examens par exemple. La beauté, elle, se manifeste en toutes occasions.
Le terme complexe n’est pas un diagnostic psychiatrique au sens strict. Les personnes concernées sont convaincues d’être porteuses d’un défaut physique ou d’un autre type auxquels elles attribuent toutes les difficultés rencontrées dans leur existence. Elles attendent beaucoup trop de la disparition de ce supposé défaut. Ici nous retrouvons l’importance du regard des autres dans les problèmes d’estime de soi.

Exercices

Avant d’analyser davantage les causes du manque de confiance en nous, et de voir comment nous pouvons restaurer profondément cette confiance, voici trois exercices qui peuvent être réalisés à tout moment.

JE NOTE MES TROIS FIERTÉS QUOTIDIENNES

En fin de journée, notez sur un carnet trois sources de fierté personnelle en n’omettant pas celles qui vous paraissent anodines. N’en sous-estimez aucune.
Décrivez en quelques mots la source de ces motifs de fierté. Quels talents, qualités ou compétences révèlent-ils de vous ?
En fin de semaine prenez le temps de relire à haute voix vos pages, et de préférence en étant à l’écoute de ce que vous ressentez.
Gardez ce carnet strictement personnel et tenez votre journal de bord au moins pendant un mois et plus longtemps si vous en sentez le besoin.

JE ME PROJETTE LE FILM DE MA RÉUSSITE

Choisissez l’expérience positive qui vous a permis de vous sentir fier de vous, de mobiliser des compétences et des ressources ou encore de surmonter un obstacle qui vous paraissait infranchissable.
Accordez vous un temps de calme pour revivre pleinement cet événement positif comme un bon film. Visualisez-le en laissant revenir toutes les émotions qui y sont associées.
Questionnez-vous sur cet événement :
Quels étaient vos peurs, vos doutes? Aviez vous au contraire des certitudes ? A quel type de ressources avez-vous fait appel ? (demande d’aide, affirmation de soi, courage, imagination, … ?)
Qu’est ce qui vous a poussé à agir ? Quelles étaient vos pensées et vos émotions pendant que vous agissiez ? Quelles découvertes avez-vous faites sur vous-même ?
Identifiez la compétence ou les compétences qui vous ont permis de réussir et d’atteindre votre objectif (intuition, enthousiasme esprit de synthèse,…)
Installez vous dans la sensation de votre réussite. Revivez pleinement les images, les sensations (fierté, soulagement, euphorie,…) qui y sont liées
Félicitez-vous. Adressez-vous un compliment sur les talents qui vous ont permis de réussir.

JE ME CONFORTE DANS UNE ACTIVITÉ

Identifiez l’activité qui vous procure une sensation de liberté, de joie, sentiment d’accomplissement et de compétence personnelle. Elle peut-être artistique, manuelle, intellectuelle, sportive.
En pensant à cette activité vous devez vous sentir désireux de vous y consacrer, et certain d’y prendre plaisir et de bien l’exercer.
Une fois que vous l’avez identifiée, si elle ne fait pas déjà l’objet d’un rendez-vous régulier, programmez-le. Écoutez les sentiments et pensées qui lui sont associés puis notez les qualités et compétences que cette activité exige.
Relisez régulièrement cette liste, elle constitue l’un de vos petits coffres à trésors personnels.
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