La sagesse (4)

Extraits de ” Trois amis en quête de sagesse

Les remèdes à la souffrance

et quelques pièges

Christophe :

On ne peut pas espérer limiter la souffrance s’il n’y a pas d’amour autour de nous. J’ai souvent des patients dont la solitude est le problème majeur. Tout est bon à prendre, la moindre miette d’affection ! Les voisins peuvent donner de l’amour à ceux qui habitent à côté d’eux, des inconnus dans la rue peuvent donner de l’amour avec un sourire, ou un regard de gentillesse. Toutes ces petites choses n’effacent pas la douleur mais elles nous aident à ne pas basculer dans un incendie total de tout notre être et une démolition de notre vision du monde.

Matthieu :

donner et recevoir de l’amour diminue la dimension de l’ego, ce qui fait que l’on est moins vulnérable. Est-ce parce que « je » devient « nous » qu’il y a une sorte d’ouverture, qu’on est moins focalisé sur notre moi ?

Alexandre:

Il nous faut inévitablement nous pencher sur cette question épineuse ; avons-nous un pouvoir sur ce flot de pensées qui nous traversent du matin au soir ? Un jour, en pleine crise d’angoisse, j’ai consulté un médecin pour lui faire part d‘un état d’anxiété généralisé. Quand je l’ai informé que j’avais peur de tout, il m’a répondu « il ne faut pas ». Prier un anxieux de ne pas s’inquiéter c’est comme pisser dans un violon- ce qui n’arrange rien au contraire. Toujours la tentation du volontarisme plane, comme s’il suffisait de vouloir s’en sortir pour réellement y parvenir. Le défi c’est de découvrir et de pratiquer l’exercice : laisser passer.

Matthieu :

Le mot qu’on traduit par « méditer » veut en fait dire « cultiver » ou « s’habituer ». Dans le cas que tu mentionnes il s’agit d’acquérir peu à peu la capacité de gérer et penser ses émotions. Avec l’habitude, on arrive à repérer les émotions perturbatrices dès qu’elles commencent à poindre. C’est comme s’entrainer à reconnaître un pickpoquet. Au bout d’un certain temps, même s’il se mêle à la foule, on n’aura pas de difficulté à le repérer, il ne pourra pas nos voler notre portefeuille. La méditation en tant qu’habituation permet aussi de faire face aux émotions avant qu’elles ne prennent trop de force. Au début, cela peut paraître difficile et un peu artificiel. Puis avec l’entrainement, ce processus devient naturel et on le met en œuvre facilement.
Accepter n’est pas se résigner

Matthieu :

J’ai remarqué que l’on confond souvent l’acceptation et l’adaptation avec la résignation. Récemment lors d’une conversation avec des universitaires américains, j’ai expliqué que l’entrainement de l’esprit au moyen de la méditation permettait de modifier notre perception des situations douloureuses et nous aidait à acquérir les facultés nécessaires pour mieux affronter les hauts et les bas de l’existence. On m’a répondu catégoriquement qu’il était dangereux de préconiser une telle adaptation à la souffrance. Pour eux, cela revenait à dire aux gens qui souffrent qu’ils n’ont qu’à s’habituer à leur condition, aux esclaves, aux femmes battues, à ceux qui croupissent injustement dans les prisons, que ce qu’ils ont de mieux à faire c’est de méditer pour apprendre à se satisfaire de leur sort, plutôt que de réclamer la justice et la fin de leur oppression. Cette réaction est fondée sur un malentendu. Acquérir la capacité de faire face avec courage et sérénité aux circonstances douloureuses, c’est se doter d’un atout précieux pour moins souffrir, cela ne signifie pas du tout se résigner. On évite simplement d’ajouter la détresse ou l’exaspération aux autres maux dont on souffre déjà. On s’évite de souffrir doublement.

Christophe :

J’ai été très touché récemment lors d’un colloque sur la souffrance. Un monsieur dévasté se lève pour raconter que son fil est schizophrène, qu’il délire régulièrement, casse tout à la maison et est hospitalisé en ce moment. Il ne sait que faire et nous demande conseil. J’ai pris la parole sans savoir et je lui ai dit quelque chose comme : « Ecoutez, vous êtes impuissant à l’aider, cela fait des années que vous n’y arrivez pas, alors acceptez cette impuissance, sans renoncer à être présent à ses côtés, lui montrer que vous l’aimez et l’accepter tout au fond de vous, car pour l’instant rien d’autre ne semble possible ». Le papa souhaite légitimement que son enfant souffre moins, mais tant qu’il n’accepte pas de ne rien pouvoir faire, il souffre doublement. J’ai ajouté : « quoique vous fassiez, chaque fois que vous serez aux côtés de votre fils, que vous lui parlerez, cette présence sera quelque chose d’important pour lui, à un point sans doute, que vous, lui, moi, ne mesurons pas ».

Nos pratiques de l’acceptation au quotidien

Alexandre:

J’ai compris qu’il faut un minimum de paix intérieure pour se libérer et accepter le réel. Donc, l’ascèse, c’est paradoxalement nous faire du bien, repérer ce qui nous réjouit vraiment et nous permet d’avancer. La joie et non la crispation mène à l’acceptation. Et le premier pas, c’est de voir que je n’accepte pas qu’il traine en mon cœur mille et un refus. Il s’agit de dire oui à tout, même à mes résistances. Déjà accepter que je n’accepte pas.

Matthieu :

il n’y a rien de plus contreproductif que de se dire que le présent aurait dû être autrement que ce qu’il est. Il faut l’accepter avec lucidité et fortitude, ce qui n’empêche nullement de construire le futur.

Alexandre:

il faut aussi se rappeler que seul, sans un réseau d’amis, sans une famille, il serait encore beaucoup plus difficile de dire oui à nos tourments. Aussi devant une imprimante foutue ou un train manqué, au lieu de fulminer et de me perdre dans des « ah, si j’avais…. » je me demande immédiatement quelle action je peux entreprendre pour limiter les dégâts. Accepter ce n’est pas baisser les bras, mais au contraire prendre appui sur ce qui est, sur ce que je peux changer pour avancer.

Christophe :

Pour moi, accepter la souffrance, c’est d’abord regarder les ramifications et le pouvoir qu’elle est en train d’exercer sur moi, et ensuite voir ce que je vais faire. Vais-je aller marcher dans les bois ? appeler un ami ? écrire ? m’occuper de quelqu’un d’autre ? Dans tous les cas dans un premier temps j’ai besoin d’être seul pour conduire ce discernement. On peut s’entrainer d’abord sur de petites souffrances, de minuscules contrariétés : je voudrais sortir et il pleut, je voulais faire un bon repas avec des amis et je suis malade. Lorsque nous voulons apprendre à skier, nous ne commençons pas par des pistes noires. Avec de l’entrainement accepter devient facile. Lorsque l’on accepte que son petit garçon ou sa petite fille ne comprenne pas les explications pour faire son devoir de maths et que l’on arrive à se dire : accepte et regarde comment faire avec ses difficultés, au lieu de t’irriter, de vouloir faire contre. Si l’on arrive à faire cela, une porte s’ouvre sur une infinité de changements possibles. On peut alors aller vers l’acceptation de choses plus importantes.

Alexandre:

L’acceptation procède de l’amour inconditionnel. Il faut une sacré liberté intérieure pour cesser de vouloir transformer l’autre à sa guise, de lui dicter ses conduites ou façonner ses opinions. Une des expériences qui soigne le plus c’est d’aimer l’autre, et d’être aimé de lui, sans avoir à rendre compte de qui nous sommes au fond du fond. En examinant les causes de ma lassitude, j’ai compris que la pression sociale y était pour beaucoup : la peur de décevoir peut finir par écraser. S’en libérer, s’en extraire, c’est remplacer ce désir par un pur amour, gratuit. Dans notre société, il faut être sacrément libre pour ne plus être noyauté par le désir de plaire, sans tomber pour autant dans une indifférence.

Persévérer après la tourmente.

Matthieu :

Lorsqu’on est confronté à une grande souffrance, il arrive que l’on perde courage, et qu’on sombre dans le désespoir. La souffrance n’est jamais désirable en soi, mais une fois qu’elle est présente, autant mobiliser toutes nos ressources pour tirer avantage de tous nos liens avec autrui pour faire de cette souffrance un moyen de nous transformer. Lorsque j’ai connu des bouleversements, je me suis aperçu que si je regardais au plus profond de moi, au-delà de l’atmosphère de tristesse qui dominait mes pensées, je trouvais un espace dans lequel je me trouvais en parfaite communion avec un espace de paix intérieure. Je me suis dit que quelles que soient les difficultés dorénavant, il sera toujours possible de revenir dans cet espace.
Dans le bouddhisme, on parle aussi de revêtir l’armure de la patience, étant comprise dans le sens de résilience et de fortitude. L’amour et la compassion sont deux autres facteurs de cette force d’âme, plus notre esprit se remplit de bienveillance, moins nos pensées tournent en rond. Au fond, la résilience est le sentiment d’être mieux équipé pour faire face à de nouvelles épreuves. Un peu comme un cavalier qui se dit que si brusquement le terrain devient accidenté, il parviendra à maintenir son équilibre et passer l’obstacle. La résilience n’est pas seulement une capacité que l’on acquière (ou pas) quand on est confronté à des situations douloureuses. Elle peut être cultivée.

Alexandre:

souvent se présentent des épreuves qui nous fragilisent, et la résilience, c’est précisément de faire avec les moyens du bord et de continuer à avancer toujours.

Matthieu :

ce n’est pas un jour de tempête que l’on apprend à nager ou à naviguer, mais par beau temps, dans des conditions qui permettent de ne pas être submergé par la difficulté de la tâche. Si chaque fois qu’on est pris dans une bourrasque on fait naufrage, et que l’on est incapable de faire face aux défis de l’existence, c’est en partie parce que l’on ne s’est pas entraîné lorsque les choses allaient bien. Il faut aussi se libérer des fixations engendrées par notre mode de pensées égocentriques celui qui nous pousse à vouloir que le monde soit conforme à nos désirs. Le monde n’est pas un catalogue de vente en ligne sur lequel on peut commander tout ce dont on a envie. Et même si la satisfaction de nos caprices du moment était possible, elle ne conduirait pas à une satisfaction profonde, mais à l’apparition de nouveaux désirs, si ce n’est à l’indifférence et à la lassitude. Le lâcher prise sur nos fixations égocentriques va de pair avec une plus grande ouverture aux autres et avec la prise de conscience que notre bonheur et notre malheur dépendent des autres. L’amour altruiste fondé sur la compréhension de l’interdépendance de tous les êtres permet d’établir des relations harmonieuses avec tous ceux qui nous entourent.

Altruisme, empathie, compassion.

Matthieu :

L’altruisme ou l’amour altruiste est essentiellement l’intention de faire le bien des autres. Si je souhaite accomplir un acte généreux en calculant que j’en tirerai des avantages supérieurs au coût de mon acte, ce n’est pas de l’altruisme, c’est un comportement intéressé. La compassion est la forme que comprend l’altruisme lorsqu’il est confronté à la souffrance d’autrui. Le bouddhisme la définit comme « le souhaite que tous les êtres soient libérés de la souffrance et de sa cause ».
L’empathie comporte deux aspects, l’un affectif, l’autre cognitif. L’empathie affective est la capacité de rentrer en résonance émotionnelle avec les sentiments de quelqu’un d’autre, de prendre ainsi conscience de sa situation. Si l’autre est joyeux, je ressens moi-même une certaine joie. S’il souffre, je souffre de sa souffrance. L’empathie affective nous alerte sur la nature et l’intensité des sentiments d’autrui, la souffrance surtout. L’empathie cognitive, consiste à se mettre à la place de l’autre : qu’est- ce que je ressentirais si souffrais de famine, ou si j’étais torturé en prison ? ou à imaginer ce qu’il ressent sans pour autant ressentir la même chose. Je peux par exemple être assis dans l’avion à côté de quelqu’un qui est terrifié par les vols en avion, l’aider en imaginant sa détresse, sans pour autant éprouver la même peur. Pour ne pas mener à l’épuisement émotionnel ou au découragement, l’empathie doit ouvrir sur la vaste sphère de l’altruisme. L’amour altruiste agit alors comme un baume et débouche sur le désir d’aider ceux qui souffrent.

Alexandre:

cultiver, réveiller la générosité, c’est aussi et avant tout oser la non-fixation.

Etendre nos capacités de compassion

Alexandre:

Rien de tel qu’un accident de voiture, une maladie aiguë, pour réveiller notre empathie. Alors que soutenir un proche sur la durée avec une extrême bienveillance est une autre paire de manche. Décider de nous engager un peu plus pour les autres c’est déjà élargir cet amour tout naturel que nous ressentons au contact de nos proches.

Christophe :

On peut se sentir impuissant face à la difficulté de l’autre, mais ce que l’on perd dans la capacité à changer la condition et la souffrance d’autrui doit être transféré dans l’intensification de la présence.

Matthieu :

En aimant tous les êtres, on n’aime pas moins nos proches ; on les aime même mieux et plus, car notre amour croit en ampleur et en qualité. Plus on l’exprime, plus il grandit et s’approfondit. Albert Schweitzer disait : « l’amour double à chaque fois qu’on le donne ». Notre altruisme ne s’épuise pas avec le nombre de personnes qui le reçoivent. Si dix personnes se chauffent au soleil, si mille autres viennent se chauffer au même endroit, le soleil n’a pas besoin de briller cent fois plus. Cela ne veut pas dire que nous pouvons nourrir et soigner chaque être de la planète, mais que notre intention, elle, peut s’étendre à tous.

Christophe :

Comme le dit Haidt à propos de la compassion, je crois qu’il y a des limites physiques, des limites d’énergie et d’attention donnée. Cela coûte cher en énergie, cela prend du temps (de sommeil, de loisir, de famille), et si l’on ne prend pas soin de soi, on se met en danger, et à terme on compromet ses capacités d’altruisme à venir.
Deux citations me guident dans mon travail altruiste. D’abord, celle de Martin Luther King qui dit : « la question la plus durable et la plus urgente de la vie est : qu’as-tu fait pour autrui aujourd’hui ? » nous devrions nous le demander chaque jour, chaque soir, et nous devrions pouvoir y répondre. Puis il y a cette phrase extraordinaire de Christian Bobin : « quelle que soit la personne que tu rencontres, sache qu’elle a déjà plusieurs fois traversé l’enfer ». Autrement dit nous devons nous rappeler que tous les humains souffrent, même le milliardaire dans sa limousine. Nous avons un devoir de bienveillance, a priori, même avec les gens qui semblent ne pas en avoir besoin, ou ne pas la mériter. De façon générale, il me semble que la bienveillance devrait être notre attitude relationnelle « par défaut » comme disent les informaticiens. Ensuite on ajuste ses intentions, ses attentes : on peut se reculer, se rétracter ou donner plus, mais c’est le meilleure position de départ pour effectuer un véritable choix de véritable humain.
Comment être bienveillant envers des personnes difficiles.

Matthieu :

Quelqu’un avait insulté le bouddha à maintes reprises. Ce dernier lui a finalement demandé : Si quelqu’un te fait un cadeau et que tu le refuses, qui en fin de compte est le propriétaire du cadeau ? Un peu décontenancé la personne répond que c’est la personne qui veut faire le cadeau. Et le Bouddha conclut ainsi : tes insultes, je ne les accepte pas, elles restent donc à toi.

Christophe :

Un point me parait important : il faut aller bien pour aller au-devant de personnes en difficulté, que ce soit dans la confrontation (afin de ne pas déraper vers l’agression) ou dans la compassion (afin de ne pas se faire manipuler ou exploiter). Parfois, mieux vaut ne pas jouer au héros de la compassion, si on n’est pas prêt à cet instant précis.

Alexandre:

Pour gagner en liberté et en amour, il est bon de repérer les personnes qui nous tirent vers le bas. Il ne s’agit ni de les fuir, ni de les éviter, mais simplement de redoubler d’attention. Et c’est d’autant plus vrai que certaines personnes, en raison des projections et des souvenirs, réveillent plus facilement en nous la colère, la peur ou la tristesse. Déjouer les mécanismes nuisibles à une vraie rencontre, c’est donc quitter cette logique du combat, laisser nos gants de boxe au vestiaire et prendre conscience de notre vulnérabilité face à certaines personnes. Sortir des préjugés, c’est déjà dissiper l’épais brouillard qui me sépare de l’autre pour l’envisager sans amertume. Je suis d’accord avec Christophe, il faut une sacrée force pour éviter la logique de guerre. Quand du matin au soir, nous devons affronter un collègue qui n’a de cesse de nous compliquer la vie, que mettre en œuvre pour ne pas nous laisser aller à l’animosité ? Une chose demeure certaine, plus nous sommes établis dans une paix profonde, plus nous pouvons échapper à la loi du talion. Pour mieux avaler les affronts, il y a un fameux exercice : considérer celui qui nous blesse comme une victime aveuglée par la passion. Et il ne nous viendrait pas à l’idée dans la rue de réprimander un aveugle qui nous marche sur le pied …

Matthieu :

Le philosophe Michel Benasayag a été torturé dans les prisons argentines. Il me disait que ce qui l’avait sauvé, était que même dans les pires moments, ses tortionnaires n’avaient jamais réussi à briser sa dignité profonde. L’un des médecins du Dalai Lama, le docteur Tenzin Chödrak a passé vingt-cinq ans dans les camps de travaux forcés chinois. Il n’avait aucune sympathie pour ses tortionnaires, mais a réussi à ne pas céder à la haine. Après les séances de tortures, il parvenait presque toujours à retrouver sa compassion. Il se disait que ses tortionnaires étaient des dérangés mentaux, qu’ils avaient subi un lavage de cerveau et méritaient sa compassion plus que sa haine. C’est ce qui l’a sauvé. Il craignait surtout de perdre la compassion qui donnait un sens à son existence.

Matthieu :

que dire à ceux que la douleur physique tourmente sans répit ? Que dire aux parents d’un handicapé ? L’altruisme ne peut s’accompagner que d’humilié, surtout lorsque la situation n’est ni évidente, ni immédiate. Dans ces cas, plus que les conseils seule une présence aimante et chaleureuse venue du cœur peut apporter un certain réconfort. Ceux qui souffrent, ceux qui sont désespérés, ceux qui meurent sauront que quelqu’un les aime.

Alexandre:

Pour éviter l’usure et la lassitude du soignant, comme de celui qui affronterait une maladie chronique ou des épreuves à répétition, il est urgent de bâtir un art de vivre afin de ne pas couler. D’abord contre l’épuisement, repérer ce qui nous ressource véritablement. Sans la méditation et la prière, je ne serais probablement plus de ce monde. Et c’est presque une lutte, quand tout appelle à la fuite, d’oser pour un temps baisser la garde, juste laisser passer… A chacun de trouver un art de vivre, il n’y a pas de modèle, ni de recette miracle. Au comble du désespoir, j’aime aussi pouvoir téléphoner à un ami dans le bien qui me remet sur la voie : son écoute bienveillante, son écoute inconditionnelle et son absence de jugement m’aident à accepter les blessures et à trouver la force de remonter la pente.


Trois amis en quête de sagesse
écrit par Christophe André, Alexandre Jollien et Matthieu Ricard

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