Le bonheur (2)

CULTIVER LE BONHEUR

Il existe un savoir-faire du bonheur.
Tout le monde aspire au bonheur, mais tous n’ont pas appris à y accéder ou à en profiter, et lorsqu’il arrive, nous pouvons parfois être perdu.
L’apparition du bonheur peut provoquer chez certains anxieux la peur de sa perte ou de sa disparition, et certains choisissent de le fuir de peur qu’il ne se sauve. La conscience de la brièveté du bonheur est inhérente au bonheur même.

Quelques conditions psychologiques d’accès au bonheur :

  • L’acceptation et l’estime de soi
  • Des relations positives aux autres : les liens sociaux sont nécessaires du plus superficiel au plus profond.
  • cultiver le bonheurL’autonomie : faire trop dépendre son bonheur d’autres personnes, d’un statut, de biens matériels expose à la souffrance et à la déception.
  • Un sentiment de contrôle sur son environnement : plus une personne pense que ce qui lui arrive dépend de ses paroles et de ses actes, plus la résistance au stress est forte, plus la stabilité émotionnelle est importante, et plus cette personne peut ressentir de bien-être. Mais trop de contrôle est nuisible face à la multiplicité des choix. Rechercher à toute option le meilleur choix possible entraine davantage de souffrance que de viser le choix acceptable : hésitations, stress de la prise de décision, regret face au choix effectué.
  • Des buts dans l’existence.
  • Le développement personnel.

 

Prendre la décision du bonheur

  • Prendre conscience que le bonheur est important. Il est possible de se poser les questions suivantes : Puis-je faire plaisir à quelqu’un aujourd’hui ? Comment puis-je me faire plaisir ?
  • Observer les gens heureux : le bonheur s’enseigne mieux par l’exemple que par le conseil.
  • Les petits bonheurs : La fréquence des instants heureux est plus fréquente que leur intensité. Mieux vaut de nombreux petits bonheurs qu’un grand bonheur unique.
  • Sage mais non résigné : la dépendance extrême pour des objectifs matériels s’avère durablement incompatible avec le bonheur.
  • Savoir dire non, écarter des personnes toxiques s’échapper d’activités désagréables.

prendre la décision du bonheur

On a affirmé maintes fois que l’aspiration au bonheur est la chose la plus universelle qui soit. Saint Augustin écrit que le désir de bonheur est essentiel à l’homme. La chose au monde la plus vulnérable, la plus entendue, la plus éclaircie, la plus constante, c’est non seulement que l’on veut être heureux mais qu’on ne veut que cela. C’est ce vers quoi nous force notre nature.

On peut aspirer au bonheur de manière naturelle et quasi inconsciente sans nécessairement le poursuivre de manière consciente et active. Certains cherchent le bonheur à travers l’intensité du plaisir. Ils se concentrent sur un plaisir ajusté à leur gout, mais comme celui-ci est éphémère, ils cherchent à le vivre le plus intensément possible, à ressentir des sensations extrêmes grâce au sport, la musique, la drogue, l’alcool, le sexe. Il leur faut aller toujours plus loin dans la sensation jusqu’à parfois se détruire ou mettre leur vie en danger,

Plusieurs fois au cours d’une journée, nous pouvons décider de couper nos routines :
– Acheter un gâteau avant de rentrer chez soi,
– Appeler des amis et aller au cinéma de façon impromptue
– Rester au lit le dimanche matin alors que la liste des choses à faire est longue…
C’est s’offrir des petites bouffées de bonheur et vivre léger.

 

LE BONHEUR AUX DIFFÉRENTES ÉTAPES DE LA VIE

L’enfance est l’âge du bonheur qui ne se cache pas, c’est l’âge de l’intelligence innée des petits bonheurs quotidiens car les enfants savent se réjouir de ce qui parait parfois anodin à l’adulte, par exemple : le retour des parents après le travail provoque très souvent un réel bonheur chez les tous petits (à quand remonte notre dernier saut de joie à l’arrivée de notre conjoint ? Les enfants jouissent du présent.
le bonheur et les étapes de la vieL’enfance peut être un réservoir de bonheur, en servant d’ancrage, mais aussi en développant une réceptivité ultérieure au bonheur et des capacités de discernement entre vrais et faux bonheurs. Les moments de bonheur de l’enfance se modifient insensiblement : un enfant trottine non pas parce qu’il est pressé, mais parce qu’il est heureux. L’enfant plus grand marche ou court comme un adulte.
Les enfants plus grands gardent leurs jouets mais ils n’y jouent plus. L’arrêt des croyances (père noël, petite souris).

L’adolescence est une période où l’on commence à s’interroger sur le bonheur mais plutôt que de se demander qui suis-je ? C’est plus la question que faire de ce que je suis ?

C’est vraiment à l’âge adulte que l’on se pose les grandes questions du bonheur : le mépriser ou l’aimer ? L’attendre ou le construire ?
La grande difficulté de l’adulte est de ne pas confondre le bonheur avec le confort. Tout l’enjeu est de ne pas perdre la capacité à profiter des bonheurs sauvages, tout en apprenant à en cultiver d’autres. En prenant de l’âge nos émotions tendent à aller vers le mieux et notre expérience de la vie augmente notre intelligence du bonheur. De nombreuses études montrent que l’âge apporte une stabilisation des émotions ainsi qu’une augmentation des émotions positives. L’expérience peut également servir le bonheur. Le professeur Jean Bernard disait : il faut ajouter de la vie aux jours lorsque l’on ne peut plus ajouter de jours à la vie.

Le couple est bon pour le bonheur à deux conditions :

  • Egalité : une réelle réciprocité et un respect mutuel, dans le souci du bonheur du conjoint
  • Intimité : basée sur des échanges gratifiants : discussions, sexualité, projets et loisirs en commun, etc…

Ces deux conditions sont indispensables pour que le couple ajoute un plus au bonheur que chacun des conjoints est capable d’atteindre seul.
Pour que le couple soit heureux sur la durée, et pas seulement durant la période du coup de foudre, d’autres phénomènes sont importants : renoncements, souci de l’autre, gestion efficace des conflits.

 

PRÉDISPOSITION AU BONHEUR

predisposition au bonheurDe nombreuses études sociologiques sur le bonheur ont été publiées et elles se résument par le fait qu’il existe une prédisposition génétique à être heureux ou malheureux.
Les conditions extérieures (cadre géographique, lieu de vie, milieu social, statut marital, richesse ou pauvreté, etc.. ) exercent à cet égard une faible influence.
Nos gènes conditionnent notre aptitude au bonheur, mais ils ne la déterminent pas. Ils fondent en grande partie notre structure émotionnelle, mais nous pouvons agir sur nos émotions et nos états d’âmes.

Qu’est-ce que l’optimisme ?
C’est une tournure d’esprit poussant à prendre les choses du bon coté en négligeant les aspects fâcheux. On reconnait aux optimistes un meilleur confort émotionnel et une plus grande qualité de vie. L’optimisme se traduit par une attitude mentale (confiance en l’avenir) mais aussi des attitudes plus actives et des comportements concrets face aux difficultés. Face à l’incertain, l’optimiste suppose qu’il existera une issue favorable et agit pour la faciliter. La pensée optimiste est marquée par le réalisme, la confiance et le pragmatisme.
Développer l’optimisme signifie agir autant que réfléchir, convertir ses pensées en action.
Vérifier la véracité des prédictions et constater que la pensée réaliste (entre la positive et la pessimiste) est le plus souvent juste.

 

CE QUI FREINE LE BONHEUR

Certaines personnes se reconnaissent davantage dans des moments malheureux que dans les instants de bonheur. Ce phénomène a été particulièrement étudié chez les personnes à basse estime de soi, la vie ne leur a pas appris le maniement du bonheur, et de ce fait elles se sentent plus proches de ce à quoi elles sont habituées : la tristesse. Certaines personnes pensent qu’elles n’ont pas « droit au bonheur ». On peut également observer des transmissions de génération en génération de cette forme limitative de l’accès au bonheur, se soumettre au destin : nous ne sommes pas faits pour le bonheur.
De même nous ne devons pas confondre, « j’ai du mal avec le bonheur » avec « j’aime le malheur »

Pour les personnes vivant un très grand malheur, avoir été heureux permet de supporter mieux les malheurs, on sait qu’ils auront une fin. Le bonheur peut exister après le malheur. Cela se passe souvent suivant les étapes suivantes :

  • La vie continue et le bonheur des autres accroit leur malheur
  • Elles commencent à accepter cette vie qui continue et ce bonheur possible pour les autres
  • Le quotidien se met à leur procurer de touts petits bonheurs
  • Le bonheur redevient possible par moment même s’il est d’une autre nature, plus grave et moins léger, plus proche de la paix que de la joie.

 

A suivre : ce qui freine le bonheur, améliorer notre vision du bonheur

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